đĄ Pourquoi c'est important ?
Des transmissions de mauvaise qualitĂ© peuvent entraĂźner des erreurs de prise en charge, des problĂšmes de continuitĂ© des soins, et mĂȘme des consĂ©quences juridiques en cas de litige. Voici les erreurs les plus courantes Ă Ă©viter absolument.
Les jugements de valeur
â Ă Ă©viter
"Mme Martin est de mauvaise humeur aujourd'hui, elle fait sa difficile comme d'habitude."
â Ă prĂ©fĂ©rer
"Mme Martin a refusé le petit-déjeuner et la toilette ce matin. Dit se sentir fatiguée. Surveillance de l'humeur."
Restez factuel : décrivez ce que vous observez, pas ce que vous interprétez.
Les abréviations non standardisées
â Ă Ă©viter
"Pt agitĂ©, pb respi, sat â, ttt modif par MT"
â Ă prĂ©fĂ©rer
"Patient agité, difficultés respiratoires, saturation à 88%. Traitement modifié par Dr Dupont (médecin traitant)."
N'utilisez que les abréviations validées par votre établissement et comprises de tous.
Le "RAS" systématique
â Ă Ă©viter
"RAS" / "Rien à signaler" / "Journée calme"
â Ă prĂ©fĂ©rer
"Bonne nuit, sommeil réparateur. Toilette réalisée sans difficulté. Repas pris en totalité. Humeur stable."
"RAS" n'apporte aucune information exploitable et ne prouve pas que les soins ont été réalisés.
L'absence d'horodatage
â Ă Ă©viter
"Chute dans le couloir"
â Ă prĂ©fĂ©rer
"10h45 - Chute dans le couloir devant la chambre 12. Conscient, pas de plaie visible. Dr appelé à 10h50."
L'heure précise est essentielle pour reconstituer la chronologie des événements.
Retard de rédaction
Le problÚme : Rédiger les transmissions en fin de poste, de mémoire, plusieurs heures aprÚs les événements. Risque d'oublis, d'imprécisions, voire d'erreurs.
â Solution : RĂ©diger au plus prĂšs de l'Ă©vĂ©nement, mĂȘme briĂšvement. ComplĂ©ter ensuite si nĂ©cessaire.
Oublier les données objectives
â Ă Ă©viter
"A un peu de fiĂšvre"
â Ă prĂ©fĂ©rer
"Température à 38,2°C (prise axillaire à 14h)"
Les chiffres et mesures précises sont indiscutables. Les impressions sont subjectives.
Ne pas tracer les refus
Le risque : En cas de complication, si le refus n'est pas tracé, c'est la parole du soignant contre celle de la famille. Sans trace écrite, pas de preuve.
â Toujours tracer : le refus, l'information donnĂ©e au rĂ©sident, sa rĂ©ponse, et les alternatives proposĂ©es.
Confondre transmission et diagnostic
â Ă Ă©viter
"Fait une crise d'angoisse" / "Est en dépression"
â Ă prĂ©fĂ©rer
"Pleure depuis ce matin, dit se sentir triste. Respiration rapide, mains tremblantes."
Le diagnostic relÚve du médecin. Le soignant décrit des signes cliniques.
Oublier d'identifier le rédacteur
Obligation légale : Toute transmission doit permettre d'identifier son auteur (nom, fonction, signature ou login informatique).
En cas de question ultérieure, on doit pouvoir retrouver qui a écrit quoi.
Ne pas suivre la méthode DAR
La méthode DAR structure vos transmissions de maniÚre cohérente :
D
Données observées
A
Actions réalisées
R
Résultats obtenus
đ RĂ©capitulatif : les 10 erreurs Ă Ă©viter
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